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Quand j’étais en Bretagne pour les fêtes, il s’est passé un truc qui illustre très bien un phénomène que j’explique souvent aux personnes qui viennent me voir pour leur phobie.

Ma belle-fille est entrée dans la salle de bain après moi et quelques secondes plus tard, elle a hurlé, à plein poumons.

Quand je suis arrivée, elle pointait du doigt une grosse araignée, à côté des toilettes, sur le mur.

Objectivement, elle devait être à 20 cm de là où j’étais quelques instants plus tôt… et je ne l’avais pas vue.

Alors qu’avant, je l’aurais repérée à des kilomètres.

Ce qui me fascine, c’est que depuis que je n’ai plus peur des araignées, j’en vois beaucoup moins.
Ou plutôt, j’en remarque beaucoup moins.

Comment est-ce possible ?
C’est ce que nous allons explorer dans cet article.

Personne phobique scrutant une pièce avec des jumelles illustrant l'hypervigilance et l'attention sélective liée aux phobies

Notre peur est PARTOUT

Quand j’étais arachnophobe, je voyais des araignées PARTOUT.
Tout le temps.
Je me sentais harcelée par un stalker à 8 pattes.

Mais pourquoi y en avait-il autant ?

C’est un mélange d’attention sélective et de biais attentionnel. C’est-à-dire la manière dont votre cerveau traite les informations, en fonction de nos préoccupations ou de nos centres d’intérêt.

En gros, il filtre ce qui est « pertinent » ou non.

Un peu comme quand on veut acheter une voiture et que soudainement on voit ce modèle partout.

Quand c’est pour le choix de notre prochaine voiture, ça va, c’est sympa.
Quand c’est pour une phobie (araignées, vide, vomi, sang, peu importe) c’est beaucoup moins cool.

Parce que le cerveau est dans un état d’hypervigilance constant.

Quand j’entrais dans une pièce, je scannais tout l’espace autour de moi. Résultat, je remarquais tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une araignée.

Vous imaginez l’énergie qu’une phobie peut mobiliser ?
C’est épuisant de vivre comme ça.

Maintenant que ma peur s’est dissipée, les araignées ne sont plus classées comme « menaces prioritaires » par mon cerveau. Elles sont juste des éléments parmi d’autres dans mon environnement. Comme le rouleau de papier toilette ou le savon posé sur le lavabo.

Donc oui, je vois beaucoup moins d’araignées qu’avant. Même si, statistiquement (on ne va pas se mentir) il y en a probablement toujours autant.

Minute papillon !

Sur le papier, c’est bien joli.
Mais en réalité, si on m’avait dit « tu verras, quand tu auras plus peur, tu ne les verras plus », j’aurais pas franchement kiffé.

D’ailleurs, j’ai longtemps résisté à l’idée de m’en débarrasser car mon cerveau me faisait croire que du coup je serais en grand danger. Hé oui, c’est la peur et l’hypervigilance qui me gardaient en vie, selon lui. S’en débarasser serait complètement inconscient.

Alors qu’en réalité c’était justement la peur et l’hypervigilance qui me faisaient souffrir au quotidien, pas les araignées elles-mêmes.
Et c’est là tout le paradoxe de la phobie.

Cette résistance, peut-être que vous la ressentez aussi.
Vous vous dites : « Mais si j’arrête d’avoir peur, je vais me faire surprendre et ça va être la catastrophe. »

Pour votre cerveau, la peur se justifie elle-même, c’est un mal nécessaire pour rester en vie.
Il va donc tout faire pour vous convaincre que cette hypervigilance est une protection valide.

Alors qu’en réalité, c’est comme une alarme incendie mal programmée, qui s’enclanche à cause de la vapeur de la douche.
Quelque part, elle fait ce qu’on attend d’elle (nous protéger, nous alerter), mais de manière complètement inadaptée au contexte. Elle fait son job avec plein de bonne volonté, mais elle interprète mal les données et réagit en fonction de sa programmation.

Alors vous, vous continuez d’évacuer la maison en panique à chaque fois que vous prenez une douche.

Comment l’hypnose reprogramme le système d’alarme

Et c’est là que l’hypnose est super intéressante, parce qu’elle permet de reprogrammer ce système d’alarme.
C’est-à-dire la partie de vous, de votre Inconscient, qui gère les réactions automatiques.

Pas avec des explications logiques et rationnelles.
On vous a déjà dit « mais c’est pas les petites bêtes qui bouffent les grosses »
Ça marche pas. Parce que l’inconscient s’en fout complètement.
Lui, il a appris « araignée (ou vide, vomi, sang…) = danger de mort ». C’est une vérité absolue.

Et ce qu’on veut, c’est qu’il fasse une nouvelle connexion, du genre « araignée = insecte banal » ou « vide = situation neutre ».

Comme l’alarme incendie qui réagirait à de la fumée due à du feu et pas à la vapeur de la douche.

En hypnose, on travaille au niveau émotionnel. Encore une fois, la tête sait déjà que « c’est pas les petites bêtes qui bouffent les grosses », elle a déjà compris, elle n’a pas besoin d’être convaincue.
En revanche, le corps, le cœur (l’inconscient), oui.

On va direct au cœur du problème, on travaille à la source, sans pour autant vous confronter brutalement ou violemment à votre peur.

C’est à la fois doux, respectueux, mais quand même assez droit au but pour avoir des résultats rapidement. En quelques séances – en général 4 ou 5 pour une phobie – vous voyez tout de suite ce qui change.

Et franchement, même si la peur ne disparaît pas à 100% du jour au lendemain, baisser l’intensité de l’alarme incendie, ça permettrait de vivre beaucoup plus sereinement au quotidien. Vous êtes pas d’accord ?

Arrêtez de scanner chaque pièce avant d’y entrer

Si vous vous reconnaissez dans cette hypervigilance qui vous épuise, si vous en avez marre de voir votre phobie partout et que vous voulez utiliser cette énergie autrement, parlons-en.

Que ce soit pour les araignées, la peur de l’avion, l’émétophobie ou toute autre phobie, ensemble nous trouverons des solutions pour vous permettre de retrouver votre liberté.

Prenez rendez-vous pour un premier échange, je vous expliquerai comment l’hypnose peut vous aider à recalibrer votre système d’alarme pour de bon.

Hello, je m’appelle Mélissa Hotz.

Hypnothérapeute certifiée NGH depuis 2012 et ex-arachnophobe, j’aide mes client·es, en cabinet à La Chaux-de-Fonds et en ligne, à se libérer de leurs phobies en travaillant avec leur Inconscient plutôt que contre lui.

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