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Il y a deux ans, j’ai perdu mon chat Gustave. Je me souviens encore de ce vide immense, de cette culpabilité qui me rongeait : aurais-je dû voir plus tôt qu’il n’allait pas bien? Ai-je pris la bonne décision en choisissant de le faire piquer ?

Et surtout, je me souviens de ces phrases bien intentionnées mais maladroites : « C’était juste un chat », « Tu vas vite t’en remettre », « Tu pourras en reprendre un autre ».

Non, ce n’était pas « juste » un chat. Et non, le deuil d’un animal n’est pas un « petit deuil vite fait ».

Illustration d'une femme tenant tendrement un chat - symbolisant le lien unique avec l'animal de compagnie

Un lien unique

Nos animaux de compagnie occupent une place particulière dans nos vies. Ils nous offrent un amour inconditionnel, sans jugement, sans attente. Ils sont là, tout simplement.

Un de mes clients qui traverse des difficultés sociales me dit souvent : « Sans mon chien, je serais perdu. » Ce n’est pas une exagération. C’est une réalité pour beaucoup de personnes.

L’animal devient un pilier, parfois le seul, dans notre vie. Il est celui qui accueille sans poser de questions, qui réconforte sans mots, qui donne un sens au quotidien.

Le vide quotidien des rituels

Ce qui rend le deuil d’un animal particulièrement difficile, c’est qu’il rythme nos journées. Notre animal de compagnie est là en permanence. Il structure notre quotidien avec ses rituels :

    • Le réveil avec ses ronronnements ou ses jappements
    • Les heures de repas précises
    • Les promenades quotidiennes
    • Le retour à la maison et son accueil enthousiaste
    • Le rituel du coucher à nos côtés

Quand l’animal meurt, tous ces moments deviennent des rappels douloureux de son absence. Le vide se fait sentir plusieurs fois par jour, à chaque instant où on s’attend inconsciemment à sa présence. Pour certains, ce deuil peut être encore plus intense que celui d’un proche, précisément à cause de cette omniprésence dans le quotidien.

Des émotions complexes

Au-delà de la tristesse évidente, le deuil d’un animal se charge d’émotions particulièrement difficiles à vivre :

    • La culpabilité
      Elle est presque systématique. « Aurais-je dû voir plus tôt qu’il était malade ? », « Ai-je attendu trop longtemps avant de consulter ? » Et surtout, quand vient la décision de l’euthanasie : « Ai-je le droit de décider de sa mort ? » Cette culpabilité peut devenir obsédante.
    • La colère
      Contre soi-même, contre le vétérinaire, contre le destin. Contre ceux qui minimisent cette perte.
    • L’angoisse
      Celle qui précède la mort quand on sait que l’animal va bientôt partir. Le stress de devoir prendre une décision impossible et c’est extrêmement éprouvant.

La minimisation sociale

« C’était qu’un animal », « Tu vas en reprendre un autre », « Au moins ce n’était pas un enfant » Ces phrases, même dites avec bienveillance, blessent. Elles renvoient le message que cette souffrance n’est pas légitime, qu’elle est exagérée. Résultat : beaucoup de gens n’osent pas parler de leur deuil, s’isolent avec leur chagrin, culpabilisent d’être aussi affectés. Pourtant, cette souffrance est réelle et légitime. Le deuil d’un animal mérite d’être reconnu et accompagné, au même titre que n’importe quel autre deuil.

Comment l’hypnose peut aider

L’hypnothérapie permet d’accompagner concrètement ce processus de deuil. Pas pour « oublier » personne ne veut oublier son animal, mais pour traverser cette épreuve de manière plus sereine.

Avec l’hypnose, on peut travailler sur :

    • La culpabilité, en revisitant les décisions prises avec plus de distance et de bienveillance envers soi-même
    • Le stress et l’angoisse, particulièrement avant la perte ou au moment de décider de l’euthanasie
    • Le processus de deuil, en permettant à la tristesse de s’exprimer sans être submergé par elle
    • La reconstruction, en apprenant à vivre avec l’absence sans nier la douleur

L’hypnose ne fait pas disparaître la tristesse et c’est normal, elle fait partie du processus. Mais elle aide à ne pas rester coincé dans la culpabilité ou submergé par le chagrin.

Vous n’êtes pas seul·e

Si vous vivez le deuil de votre animal, sachez que votre souffrance est légitime. Vous avez le droit d’être triste, en colère, perdu·e. Vous n’êtes pas « trop sensible » ou « ridicule ». Et vous n’avez pas à traverser ça seul·e. L’accompagnement existe, et il peut vraiment aider à vivre cette épreuve de manière plus apaisée.
Hello, je m’appelle Mélissa Hotz. Hypnothérapeute certifiée NGH depuis 2012, je vous accompagne en ligne ou à mon cabinet de La Chaux-de-Fonds pour traverser des épreuves difficiles comme le deuil, en travaillant avec votre Inconscient plutôt que contre lui. En savoir plus sur moi