Spoiler : c’est faux.
Et si je te disais que manger de la salade peut te faire grossir et alors qu’un Carac, non ?
Je sais, ça sonne fou. Ça va à l’encontre de tout ce qu’on t’a répété pendant des années. Mais reste avec moi, je t’explique.
Une croyance qui nous pourrit la vie
Depuis toujours, on nous a appris à diviser les aliments en deux camps :
Les « bons » aliments, ceux qui font mincir : salade, quinoa, blanc de poulet, fruits
Les « mauvais » aliments qui font grossir : pizza, burger, pâtes, chocolat
Résultat ? On se force à manger des trucs « sains » sans plaisir. On culpabilise dès qu’on mange un truc « qui fait grossir ». Et on passe notre vie à lutter contre nos envies.
Mais voilà le truc : aucun aliment ne fait grossir ou mincir en soi.
Imagine que je te dise : « L’eau du robinet fait grossir. Bois de l’eau en bouteille, c’est mieux. Et l’eau gazeuse ? Attention, c’est pour les occasions spéciales seulement ! » Ce serait absurde, non ?
Au final, ce qui compte c’est : Tu as soif ? Tu bois. Tu n’as plus soif ? Tu arrêtes. Eau du robinet, en bouteille ou gazeuse… tant que tu réponds au besoin de ton corps et que tu te sens bien, il n’y a pas de problème, on s’en fout.
Avec la nourriture, c’est exactement pareil.
Ce que tu manges compte peu
Pendant des années, j’ai fait « tout comme il faut ».
Je mangeais à heures fixes : matin, midi et soir.
Je pesais sagement mes aliments.
J’avais quasiment banni les féculents et les lipides… et très peu de protéine.
En gros, il y avait des fruits et légumes…
Et beaucoup de craquages (si tu n’as pas lu la capsule du mois dernier sur le sujet, file la lire.)
Résultat ?
J’ai pris 10 kg en 5 ans.
En mangeant « healthy ».
En faisant « tout bien ».
Alors, j’ai commencé à déconstruire.
J’ai arrêté de m’interdire des aliments.
J’ai réappris à écouter mes envies.
Sans culpabiliser.
Je me suis autorisé les burgers, les lasagnes, les pâtes, le chocolat.
Au début, je ne te cache pas que j’ai eu peur. Mais je voyais bien que « faire tout comme il faut » ne fonctionnait pas sur le long terme. Plus je m’interdisais, plus je me jugeais et jugeais la nourriture, plus je prenais du poids.
« Si ce que vous faites ne marche pas, faites n’importe quoi d’autre ! »
C’est un des principes de base de la PNL. Et puis, qu’est-ce que j’avais à perdre ?
Au pire, si cela ne marchait pas, je pouvais toujours revenir aux régimes et aux restrictions.
Alors, j’ai rééquilibré mes assiettes autour du plaisir.
En gros, j’ai remis les pâtes et les patates au menu du jour.
Et tu sais quoi ? Je n’ai pas pris de poids. 0 !
Je suis restée HY-PER stable.
Une stabilité incroyable. Du jamais vu.
Et ce, quoi qu’il arrive (vacances, weekend, Noël…)
Avec en bonus, une diminution spectaculaire des crises d’hyperphagie qui jusque là étaient quotidiennes.
J’ai appris que je pouvais manger ce que je voulais, que mon corps était tout à fait capable de gérer ça. Qu’il n’y avait pas d’aliments qui font grossir et d’autre mincir.
Ce qui compte vraiment c’est QUAND et COMBIEN
Être stable, c’est une chose.
Perdre du poids, c’en est une autre.
Et je vais pas te mentir, stagner 5 mois à 75 kg… c’était pas mon objectif.
Moi, je voulais perdre les 10 p%&tain de kg que j’avais pris.
Mais je devais passer par là : faire la paix avec les aliments « interdits ».
Ensuite, j’ai appris à écouter ma faim et ma satiété.
J’ai arrêté de manger « parce que c’est l’heure » et commencé à attendre d’avoir vraiment faim.
À m’arrêter quand j’étais rassasiée, même s’il restait de la nourriture dans l’assiette.
Résultat ? -5 kg.
En mangeant des burgers, du papet vaudois, des lasagnes… et des desserts.
Bien sûr, l’équilibre alimentaire était là.
Mais il n’était plus dicté par « ça c’est bien et ça c’est mal ».
Alors c’est quoi, la vraie question ?
La vraie question, ce n’est pas QU’EST-CE QUE TU MANGES.
La vraie question c’est :
- QUAND est-ce que tu manges ?
Tu as faim ou tu manges « parce que c’est l’heure »? - COMBIEN tu manges ?
Tu écoutes ta satiété ? Ou tu finis ton assiette par automatisme ?
Franchement, en quoi c’est « mieux » un bowl de quinoa, des carottes et du blanc de poulet qu’un papet vaudois (patates, poireau, saucisson) ?
Dans les deux cas, j’ai mes féculents, ma protéine et mes fibres.
Après, c’est vrai que ça ne nourrit pas pareil. Je serai probablement plus vite rassasiée (et satisfaite) avec le papet vaudois qu’avec le quinoa…
D’où l’importance de l’écoute de ses sensations.
Es-tu prête à déconstruire cette croyance ?
Exercice 1 : Fais l’inventaire honnête
Prends une feuille et divise-la en deux colonnes :
- Colonne 1 : Les aliments que tu considères comme « qui font grossir » et que tu évites ou t’interdit.
- Colonne 2 : Les aliments « sains » que tu as le droit de manger sans limite (mais peut-être en excès du coup) ou sans culpabiliser.
Maintenant demande-toi : c’est quoi le vrai problème ? L’aliment lui-même, ou le fait que tu n’écoutes pas ton corps ?
Exercice 2 : Équilibre tes plats préférés
Reprends la liste de la colonne 1 (les aliments « interdits » que tu adores).
Pour chacun, regarde comment tu peux simplement l’intégrer, peut-être en rééquilibrant l’assiette, sans te priver du plaisir. Par exemple :
Cordon bleu + pâtes → ajoute une soupe de légumes en entrée
Burger-frites → complète avec une belle salade de chou (genre coleslaw).
Lasagnes → blinde la sauce avec des légumes râpés (retrouve ma recette ici)
Tu gardes le plaisir, tu équilibres naturellement, tu écoutes ton corps.
Pour aller plus loin :
Ajuste les quantités en fonction de ta faim et écoute ta satiété. Si tu veux creuser ce sujet, j’ai écrit une capsule complète : Arrête de manger sans faim à table.
En résumé
Aucun aliment ne fait maigrir.
Ce qui compte, c’est d’écouter ton corps.
Ta faim.
Ta satiété.
Tes envies.
Autorise-toi le plaisir. Rééquilibre si besoin. Mais arrête de diaboliser des aliments et de te forcer à en manger d’autres.
Ton corps sait. Fais-lui confiance.